
(Photo : Auvergne Ambition)
Il est l’un des réalisateurs les plus populaires du cinéma français et il a choisi l’Auvergne comme décor de ses prochains projets. Invité de l’assemblée générale d’Auvergne Ambition le 22 juin, Fabien Onteniente annonce un futur long-métrage et une série tournés en Auvergne.
Pour l’auteur de Camping, Disco, Jet Set, ou encore 3 Zéros, ce choix est loin d’être anodin. Car l’histoire entre le cinéaste et l’Auvergne ne date pas d’hier. « Je vais revenir début août pour effectuer les repérages. L’Auvergne est immense, il y a encore des endroits que je ne connais pas et que j’ai envie de découvrir », raconte le réalisateur aux 20 millions d’entrées.
Son prochain film, provisoirement baptisé Rando, devrait s’inspirer de l’univers de la randonnée, dans la lignée de ces grandes comédies populaires qui ont fait son succès. Didier Bourdon et Mathilde Seigner figureraient déjà parmi les têtes d’affiche.
Un attachement ancien à Clermont-Ferrand
Mais derrière ce nouveau projet se cache aussi une véritable histoire d’attachement à l’Auvergne. Dans son autobiographie Alors, on n’attend pas Fabien ?, sortie au printemps dernier et dont le titre fait écho à la célèbre réplique de Patrick Chirac dans la saga Camping, Fabien Onteniente raconte combien Clermont-Ferrand a marqué son enfance.
Lorsqu’il revenait de vacances en Dordogne avec sa famille, la capitale auvergnate constituait une étape incontournable. « Clermont, c’était encore un peu les vacances avant la rentrée. J’ai toujours gardé un souvenir particulier de cette ville », confie-t-il.
Cet attachement est également lié à un moment fondateur de sa carrière. En 1983, alors qu’il n’est encore qu’un jeune comédien et scénariste en devenir, il reçoit à Clermont-Ferrand son tout premier prix : le Prix du public du Festival international du court métrage. « Je n’oublierai jamais les rires qui montaient dans la salle. Pour moi, c’était un signe. J’avais le sentiment qu’une autre vie commençait », se souvient-il.
Le Cantal, décors de cinéma naturels
Des années plus tard, lorsqu’il tourne Camping 2, il choisit de faire débuter l’histoire à Clermont-Ferrand. Les premières scènes sont tournées place de Jaude en août 2009. Là encore, le clin d’œil est volontaire. « Le personnage de Richard Anconina venait de Clermont-Ferrand. Mais c’était aussi une façon de rendre hommage à mes souvenirs personnels », explique le réalisateur.
Plus récemment, c’est le Cantal qui a fini de le convaincre que l’Auvergne méritait de devenir un décor de cinéma à part entière. Amateur de cyclisme, il découvre les paysages cantaliens lors du Critérium de Marcolès et tombe littéralement sous le charme. « Je pensais rester une journée, j’y suis resté une semaine ! J’ai découvert une nature préservée, des paysages extraordinaires… Par endroits, cela m’a même fait penser au Canada », raconte-t-il.
Une visibilité mondiale
Pour Fabien Onteniente, l’Auvergne possède un atout rare : sa capacité à offrir une multitude d’ambiances dans un même territoire. « Entre les volcans, les lacs, les forêts, les vallées et les grands espaces, on peut voyager grand sans quitter la région », résume-t-il.
Une richesse qui pourrait bientôt bénéficier d’un formidable coup de projecteur. Entre un film destiné au grand écran et une série distribuée par Netflix et France Télévision, les paysages auvergnats s’apprêtent à s’offrir une visibilité exceptionnelle.
De quoi susciter chez les spectateurs la même envie de découverte que celle qui a conquis Fabien Onteniente.
Geneviève Colonna d’Istria









