
Réélue Marque Préférée des Français dans la catégorie des bocaux, Le Parfait confirme son statut de référence du fait-maison tout en valorisant une production largement implantée en Auvergne (Photo : Le Parfait).
Dans les caves, les cuisines et les celliers, ils traversent les générations sans prendre une ride. Les célèbres bocaux Le Parfait viennent d’être réélus « Marque Préférée des Français » (*) dans leur catégorie. Une consécration pour cette marque bientôt centenaire, mais aussi une belle reconnaissance pour un savoir-faire industriel largement ancré en Auvergne.
Car derrière les joints orange iconiques et les souvenirs de confitures de grand-mère, c’est tout un territoire qui fait tourner la machine.
« Cette reconnaissance des consommateurs est aussi celle des femmes et des hommes qui fabriquent nos produits chaque jour », souligne Nicolas Gauch, directeur marketing de la marque. « Le fait que nos bocaux soient majoritairement produits en Auvergne et assemblés en France est un élément essentiel de notre identité. »
30 millions de bocaux par an
Peu de consommateurs le savent, mais 92 % des bocaux Le Parfait sont fabriqués à Puy-Guillaume, dans le Puy-de-Dôme, au sein de l’une des verreries les plus performantes d’Europe. L’assemblage est ensuite réalisé à Saint-Yorre, dans l’Allier.
Chaque année, près de 30 millions de bocaux et bouteilles sortent des lignes de production destinées aussi bien aux particuliers qu’aux professionnels de l’agroalimentaire.
« Nous avons fait le choix de fabriquer et d’assembler en France pour maintenir un niveau de qualité irréprochable », explique Nicolas Gauch. « Quand quelqu’un ouvre une conserve réalisée deux ans plus tôt avec les légumes de son jardin, il faut que le résultat soit parfait. Cette confiance est au cœur de notre métier. »
Un savoir-faire rare préservé à Saint-Yorre
L’une des particularités de la filière auvergnate réside dans l’assemblage des célèbres bocaux mécaniques. À Saint-Yorre, cette étape reste en partie réalisée à la main, perpétuant un savoir-faire industriel devenu rare.
Les opérateurs fixent les montures métalliques et réalisent un contrôle visuel complémentaire du verre avant expédition.
« Le montage des bocaux mécaniques est impressionnant à voir. Les équipes assemblent un bocal toutes les douze secondes tout en assurant un contrôle qualité extrêmement rigoureux », détaille Nicolas Gauch.
Au total, 70 salariés travaillent à l’année sur les activités liées à la marque en Auvergne, avec des effectifs pouvant atteindre une centaine de personnes en pleine saison, entre juillet et septembre.
Une marque qui raconte la France
Si Le Parfait continue de séduire, c’est aussi parce qu’il incarne un patrimoine familial profondément enraciné.
« Beaucoup de personnes nous racontent qu’elles ont retrouvé des bocaux dans une cave ou un grenier. Ce sont des objets qui traversent le temps », sourit Nicolas Gauch.
« Très souvent, les gens nous parlent de leurs grands-parents, des confitures ou des conserves réalisées en famille. »
Une histoire qui explique sans doute la domination de la marque sur le marché français, où elle revendique plus de 75 % de parts de marché dans les grandes surfaces alimentaires.
L’Auvergne comme tremplin vers le monde
Mais la marque ne compte pas vivre uniquement sur son héritage. Si les emblématiques bocaux à joint orange demeurent incontournables, Le Parfait multiplie les innovations : solutions de mise sous vide, équipements de conservation moderne et nouveaux bocaux à couvercle bois destinés au vrac et aux produits secs.
Parallèlement, l’entreprise accélère son développement international.
« Notre priorité est désormais de développer les volumes grâce à l’export », indique Nicolas Gauch. « Nous ouvrons de nouveaux marchés comme la Chine et la Corée, où l’image du made in France est très forte. »
Une ambition qui pourrait, à terme, bénéficier directement aux sites auvergnats.
« Nous espérons évidemment que cette croissance se traduira par davantage de production. L’Auvergne est au cœur de notre modèle industriel et de notre savoir-faire », insiste le directeur marketing.
À l’heure où de nombreuses productions ont quitté le territoire français, Le Parfait fait figure d’exception. Une marque nationale fabriquée en Auvergne, 30 millions de bocaux produits chaque année, un assemblage encore manuel et un savoir-faire local qui s’exporte désormais jusqu’en Asie. Une belle vitrine pour l’industrie auvergnate et pour un territoire qui continue de faire rayonner son excellence bien au-delà de ses frontières.
Geneviève Colonna d’Istria
* Étude réalisée du 8 au 9 avril 2026 par OpinionWay auprès d’un échantillon représentatif de 1041 personnes de la population française âgées de 18 ans et plus, dans la catégorie « marques de bocaux ».









