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12 novembre 2012

New deal en Auvergne : la région offre une centaine d'emplois

1 emploi + 1 logement offert = 1 new deal en Auvergne ! C'est la nouvelle équation de l'Agence régionale de développement des territoires qui lance aujourd'hui une opération séduction baptisée "New deal en Auvergne", destinée aux personnes souhaitant s'installer dans la région. L'objectif est « de faciliter la mobilité géographique des demandeurs d'emplois et de tous les actifs attirés par la qualité de vie offerte par la région », souligne l'ARDTA. « Le taux de chômage en France est au plus haut. Pourtant il y a des emplois dans les régions françaises et notamment en Auvergne. Il est donc urgent de faire se rencontrer l'offre et la demande et les territoires ont un rôle à jouer ».
Via le site Internet newdeal-en-auvergne.fr, une centaine d'offres d'emplois dans tous les types de métier sont mises en ligne. Ingénieurs, opérateurs, conseiller financier... les postes à pourvoir sont le plus souvent en CDI. Comme pour tordre de cou à tous les vieux clichés collant à la peau des Auvergnats, la région offre en prime 500 € par mois pour aider les nouveaux arrivants à couvrir leurs frais d'hébergement le temps de leur période d'essai. "Pour bien commencer sa vie en Auvergne et définir un projet de vie riche et motivant, il faut s'en donner les moyens car le bien être collectif passe par le bonheur individuel", précise la région qui se veut "attractive, dynamique, solidaire et accueillante".
L'Auvergne est la 6e région de France où le taux de chômage est le plus bas et de nombreux emplois qualifiés sont à pourvoir. Le « New Deal de l'Auvergne » est un partenariat inédit entre des entreprises qui recrutent et une région « qui agit concrètement pour attirer de nouveaux talents », explique l'agence dans un communiqué. La région attire chaque année 17000 nouveaux habitants. Elle espère, à travers ce type d'initiative, rester dans le peloton de tête des régions qui vont continuer à gagner des habitants dans les tente ans à venir. Elle pourrait ainsi, selon les projections de l'INSEE voir sa population augmenter de 8 % d'ici à 2040.
 



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Grève des professions libérales : 90% des pharmacies fermées ce mardi
30 septembre 2014
Grève des professions libérales : 90% des pharmacies fermées ce mardi
Pharmaciens, huissiers, notaires ou encore médecins protesteront, ce mardi, contre le projet du gouvernement de réforme des professions réglementées. L'Union nationale des professions libérales (UNAPL), s'attend une participation "très forte". Des rassemblements sont notamment prévus dans toute la France "à l'initiative des syndicats". A Clermont-Ferrand une marche blanche est programmée entre Faculté de Pharmacie et la Préfecture, à partir de 13h30. Les pharmaciens annoncent "un taux de participation d'au moins 90%". Cependant, réquisitionnées pour assurer la permanence des soins, comme la loi l'exige, des pharmacies de garde seront ouvertes toute la journée. (voir la liste auprès de chaque Agence régionale de santé a mis en ligne sur son site). D'autres professions, comme les greffiers des tribunaux de commerce ou les administrateurs et mandataires judiciaires, privés de droit de grève, manifesteront leurs inquiétudes auprès de leurs publics respectifs.   Fin du monopole ?   Dans le viseur des grévistes, le projet de loi "pour la croissance" annoncé début juillet par le gouvernement, qui inclut un volet sur les professions réglementées et remet en question leurs tarifs et leurs monopoles. L’UNAPL appelle à la mobilisation "en riposte au projet de déréglementation des professions libérales, et à l’attitude d’un Gouvernement qui, jusqu’ici, n’a donné aucun signe d’ouverture et persiste à vouloir maintenir une réforme absurde, qui va détruire un secteur d’activité dynamique et plonger les consommateurs dans l’insécurité la plus totale à des coûts toujours plus élevés". Les professions médicales s'inquiètent en outre d'une éventuelle suppression du numerus clausus, qui limite le nombre d'étudiants en médecine, pharmacie, chirurgie dentaire et kinésithérapie, entre autres. Clermont-Ferrand : marche blanche de la Faculté de Pharmacie à la Préfecture à 13h30
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Huis clos total pour le procès du meurtrier d'Agnès
29 septembre 2014
Huis clos total pour le procès du meurtrier d'Agnès
La cour d'appel de Riom (Puy-de-Dôme) a tranché cet après-midi. Elle a réclamé le huis clos total pour le procès du meurtrier présumé de la jeune Agnès. Lors des débats en premier instance, aux assises du Puy-en-Velay (Haute-Loire), une levée partielle du huis-clos avait été consentie. Cette décision tranchée a surpris les différentes parties puisque l'avocat général et l'avocat d'Agnès avaient réclamé la levée du huis clos. Les conseils de l'accusé avaient annoncé qu'elles se rangeraient à la décision de la cour, ne s'opposant pas à la publicité des débats. Seule l'avocate de Julie*, l'autre victime présumée de Matthieu, avait réclamé le huis clos partiel pour sa cliente, toujours traumatisée par le viol qu'elle a subi. " La justice a décidé de couvrir les erreurs qu'elle a commise. La cour se protège en rendant justice dans la clandestinité ! ", a tonné Me Szpiner dans la salle des pas perdus, faisant référence aux divers dysfonctionnements survenus dans cette affaire ayant conduit à ce crime terrifiant. "Consterné et désespéré" Frédéric Marin, le père de la victime s'est, lui aussi, dit "consterné et désespéré" par cette décision, car "l'ensemble des parties était favorable à la publicité des débats"... " Agnès a été assassinée et elle a tort. Il y a plein de choses à cacher. La façon dont a dysfonctionné la justice, le suivi psychiatrique de l'assassin. Il y a eu une succession d'acteurs qui n'ont pas fait leur boulot. Je regrette que la cour nous impose de laisser sa porte fermée". Le procès en appel de Matthieu M., assassin présumé d'Agnès au Chambon-sur-Lignon en 2011, sera donc totalement fermé, en raison de l'âge de l'accusé au moment des faits. Il n'avait alors que 17 ans. La cour d'assises pour mineurs de Haute-Loire avait condamné Matthieu, le 28 juin 2013, à la réclusion criminelle à perpétuité. Il avait été reconnu coupable du viol et du meurtre d'Agnès, en novembre 2011, au Chambon-sur-Lignon (Haute-Loire) et du viol de Julie*, dans le Gard, en août 2010. Verdict attendu le 10 octobre.
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L'affaire Agnès revient en appel
29 septembre 2014
L'affaire Agnès revient en appel
Aujourd'hui s'ouvre à Riom (Puy-de-Dôme) le procès en appel de Matthieu, le meurtrier d'Agnès Marin, âgé de 20 ans. La cour d'assises pour mineurs de Haute-Loire l'avait condamné le 28 juin 2013 à la réclusion criminelle à perpétuité, allant au-delà des réquisitions de l'avocate générale, qui avait réclamé une peine de trente ans. Pour la deuxième fois seulement dans les annales des assises en France, un mineur écopait de la peine maximale, après Patrick Dils en 1989. Malgré son très jeune âge (il avait 17 ans au moment des faits), l'accusé a été reconnu coupable du viol et du meurtre d'Agnès, en novembre 2011, au Chambon-sur-Lignon (Haute-Loire) et du viol de Julie*, dans le Gard, en août 2010. Me Szpiner, avocat de la famille d'Agnès, avait alors évoqué "un verdict exceptionnel où l'excuse de minorité a été rejetée pour cet accusé terriblement effrayant, avec l'absence de toute empathie pour ses victimes". Pour la famille d'Agnès, ce procès en appel s'annonce comme une nouvelle épreuve. "C'est extrêmement difficile pour nous tous, confie avec une dignité exemplaire Armel Marin, le grand-père d'Agnès. Pour nous, il est évident que cet assassin épouvantable doit rester le plus longtemps possible en prison. Il ne faut faire aucune littérature !" Personnalité ultra dangereuse La peine très lourde pour un accusé si jeune illustrait à quel point ce procès exceptionnel était venu sanctionner un "criminel exceptionnel", selon la partie civile. Tout d'abord par l'âge du prévenu. Matthieu n'avait que 17 ans au moment du viol et du meurtre avec préméditation d'Agnès. La victime elle-même s'apprêtait à fêter ses 14 ans au moment du drame. Mathieu, interne au lycée Cévenol, tout comme l'adolescente, l'avait entraînée un mercredi après-midi dans les bois à proximité de l'établissement, pour la violer, la poignarder et brûler son corps. Des faits tragiques intervenus seulement quelques mois après le viol dans le Gard de Julie, l'une de ses camarades, totalement traumatisée depuis et qui peine à se reconstruire. Le jeune garçon, "habile" et "intelligent", avait bien été reconnu responsable pénalement. La cour avait estimé qu'il n'était pas atteint de troubles psychiques ayant aboli le contrôle de ses actes. "Il était parfaitement dans le réel. Il n'y avait pas de double qui agissait à sa place", avait alors justifié l'avocate générale. Autrement dit, Matthieu n'est pas schizophrène. Fils d'un professeur et d'une comptable, qui auront tout tenté pour sauver leur enfant de ses propres démons, le jeune homme porte en lui des "traits pervers actifs et terrifiants", avait alors souligné le ministère public, évoquant même une personnalité "ultra-dangereuse", et un avenir "envahi par des risques majeurs de récidives et le naufrage possible dans la maladie mentale". Verdict le 10 octobre Le procès hors norme de cet ado tueur avait aussi mis au jour toute une chaîne de responsabilités. Des manquements graves dénoncés depuis le début par la famille Marin. "Les experts, la protection judiciaire de la jeunesse (PJJ) chargée du suivi de Matthieu, l'établissement scolaire du Chambon (il a fermé ses portes depuis, NDLR) et l'Éducation nationale" sont tous coupables aux yeux des parents de la jeune Agnès. Ils ont depuis assigné l'État pour faute lourde, devant le tribunal de Paris. Tout comme en première instance, le procès en appel pourrait se tenir à huis clos, à la demande des avocats de la défense. Les débats commenceront le 29 septembre. Verdict attendu le 10 octobre.
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