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22 mai 2013

Fiona : le beau-père de l'enfant se constitue aussi partie civile

Alors que l'enquête sur la disparition de la petite Fiona, 5 ans, semble au point mort, le beau-père de l'enfant a décidé de se constituer partie-civile, en fin de matinée, apprend-on auprès de l'avocat de la maman de Fiona. Berkan Maklouf, 31 ans, a été de nouveau convoqué et entendu longuement par les enquêteurs du SRPJ de Clermont-Ferrand, ce matin, en tant que simple témoin. Il est revenu une fois de plus sur le déroulement de la journée du 12 mai, le dimanche où Fiona a disparu. Le compagnon de Cécile Bourgeon a toujours affirmé qu'il ne se trouvait pas au parc avec sa compagne ce jour-là, ayant préféré rester à l'appartement familial. "Cette constitution de partie civile n'est pas anormale, analyse Me Portejoie. Il vit avec la mère de Fiona et ses deux filles depuis un an. Il est le père de l'enfant que porte Cécile Bourgeon. Il a tout simplement envie d'épauler celle qu'il aime".
Dès le début de l'enquête, les policiers se sont intéressés au compagnon de Cécile Bourgeon. Celui-ci est, en effet, déjà connu des services de police, notamment pour des faits de violence et des affaires de stupéfiants. Lors de la perquisition dans l'appartement familial, le lendemain de la disparition de Fiona, les enquêteurs avaient d'ailleurs découvert et saisi des plans de cannabis.


"Il avait menacé de la reprendre"


Venu à la rencontre des journalistes au pied de son immeuble clermontois, deux jours après la disparition, Berkan Maklouf, qui se faisait appeler "Kader" avait déclaré : "Je ne demande qu'une chose, c'est qu'on nous ramène la petite. On vit un cauchemar, mais en même temps tout ça c'est bien réel. Le matin, on se réveille, et Fiona n'est toujours pas là" .
Il était également revenu sur les relations houleuses entre le père et la mère de Fiona, séparés depuis dix-huit mois. "Lui, il ne venait pas régulièrement voir les petites. Il n'était pas réglo. Il avait même menacé de reprendre Fiona".
Depuis le 12 mai, la fillette disparue dans le parc Montjuzet de Clermont-Ferrand, reste introuvable. "Cinquante policiers traquent sans relâche toutes les pistes qui pourraient nous mener jusqu'à elle", précise le procureur de la République de Clermont-Ferrand. Pour le moment, sans résultat.


 



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