Renaud Lavillenie signe son retour
31 janvier 2012

Après sept semaines d'arrêt, suite à une mauvaise blessure à la main gauche, Renaud Lavillenie fait son retour à la compétition. Nous l'avons rencontré au Stadium Jean-Pellez, où il a repris l'entraînement depuis une semaine.
Comment vous sentez-vous ?
Ca va (grand sourire) ! Je commence à reprendre mon rythme normal ça fait du bien. Revenir au Stadium tous les jours et recommencer à sauter, ça donne le moral !
Avez-vous retrouvé toutes vos sensations ?
A 95 %, oui. Mais je n'ai que trois séances d'entraînement dans les jambes. Il faut tout remettre en ordre. J'ai de très bonnes sensations. C'est prometteur pour cet hiver, cela me permet d'envisager les objectifs d'une saison hivernale et d'être prêt pour cet été.
Quel est votre planning pour la suite de la saison ?
Je ferai mon retour le 11 février à Donetsk (Ukraine). Ensuite, j'enchaîne avec le meeting de Liévin le 14 février, la finale du Perche Elite Tour à Nevers le 18, les championnats de France à Clermont le 25 et les championnats du monde le 10 mars à Istanbul. Cela me fait quatre semaines de compétition. C'est un bon programme avec de belles confrontations car hormis à Nevers on sera 3 ou 4 au moins à 5,70 m. Ce sera de gros tests avant les Jeux.
Comment envisagez-vous les JO ?
L'objectif est de finir le plus haut possible en se bâtant au maximum. J'espère au moins un podium. Mais je ne veux pas me mettre la pression, d'autres se chargeront de le faire pour moi. Je ne veux pas exploser en plein vol. Je vais faire comme j'ai fait toujours fait lors des derniers championnats, y aller étape par étape. Il n'y a pas de raison que cela ne fonctionne pas.
Etes-vous fébrile avant un grand rendez-vous comme celui-ci ?
Non jamais ! Je n'ai pas de raison de l'être. Sur les six derniers championnats, je fais cinq podiums et à chaque fois j'ai tendance à améliorer les résultats de la saison. Il n'y a pas de raison que je craigne ces rendez-vous. Au contraire. C'est les JO. Je vais tout donner.
Propos recueillis par Geneviève Colonna d'Istria
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David Lynch à Clermont
29 janvier 2012

Tout le monde connait David Lynch, le célèbre réalisateur de "Twin Peaks". on connait moins ses talents de plasticien. Le FRAC Auvergne présente à Clermont "man waking from dream", un condensé de peintures, estampes et courts-métrages. Parallèlement à cette exposition, le cinéma clermontois "Les Ambiances" propose une rétrospective de tous ses films, depuis "Eraserhead" jusqu'à "Inland Empire."
L’exposition «Man Waking From Dream», conçue au FRAC Auvergne présentera, du 28 janvier au 20 mai 2012, un ensemble de films, de dessins et de soixante-quinze estampes réalisées ces cinq dernières années par David Lynch. C’est en 2007, à l’occasion de sa grande exposition à la Fondation Cartier à Paris, que David Lynch a commencé à travailler sur pierres lithographiques.
Depuis, près de 150 lithographies ont été réalisées à l’imprimerie d’art Idem, où il vient chaque année passer quelques semaines pour travailler dans des conditions qui lui permettent de trouver une complémentarité au travail cinématographique mené depuis Six Men Getting Sick, son tout premier film réalisé en 1967, présenté dans l’exposition.
Si les longs-métrages de David Lynch ont régulièrement rendu hommage à des films majeurs de l’histoire du cinéma (Sunset Boulevard de Billy Wilder, Vertigo d’Alfred Hitchcock, 8 1/2 de Federico Fellini, les films de Jacques Tati...), son oeuvre graphique et ses films courts procèdent d’hommages récurrents aux figures de l’histoire de l’art qui ont marqué son parcours depuis ses études à la Pennsylvania Academy of Fine Arts de Philadelphie. Francis Bacon, Edward Hopper, Le Caravage sont quelques uns des peintres dont les influences sont manifestes dans un art que David Lynch pratique sous toutes ses formes depuis plus de quarante ans. Peinture, dessin, gravure, design, son, photographie, sont en effet les modes de créations qui accompagnent sa vie, lui offrant la possibilité de créer d’une manière plus directe, plus spontanée, plus intuitive, sans en passer nécessairement par l’emploi des moyens technologiques complexes qui sont ceux du cinéma.
Cette immédiateté permet d’aborder différemment cette oeuvre unique, ce monde que l’on qualifie désormais de «lynchien», tant l’artiste américain est parvenu à élaborer au fil de ses oeuvres un univers sans pareil. L’exposition présentera un ensemble de cinq films, des tous premiers (Six Men Getting Sick, The Alphabet datés de la fin des années 60), au dernier court-métrage réalisé à
l’occasion du Festival International de Vienne (The 3 Rs). Lumière, réalisé avec la caméra des frères Lumière, la série Rabbits (initialement réservée à Internet) et le dessin animé Dumbland montreront l’étendue, très surprenante, des univers explorés par David Lynch, n’hésitant pas à passer du registre le plus angoissé à celui de l’humour le plus douteux. Quant aux dizaines de gravures réunies, elles permettront de découvrir sur un autre mode, avec un langage différent, les principaux thèmes que David Lynch a toujours traités dans ses films.
Aux Ambiances
L’exposition s’accompagne d’une rétrospective des longs-métrages de David Lynch Cinéma d’Art et Essai Les Ambiances,
7, rue st Dominique - Clermont-Ferrand - www.cinema-lesambiances.fr
Blue Velvet / 8 - 14 février / Soirée d’ouverture le 8 février à 20h.
Une histoire vraie / 15 - 21 février.
Elephant Man / 22 - 28 février.
Wild at Heart / 29 février - 6 mars.
Eraserhead / 14 - 27 mars.
Twin Peaks Fire Walks With Me / 4 - 10 avril.
Mulholland Drive / 11 - 17 avril.
Inland Empire / 18 - 24 avril.
Lost Highway / 25 avril - 1er mai / Carte blanche à Jean-Charles Vergne le jeudi 25 avril à 20h.
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Aurélien Rougerie enfin dédommagé
26 janvier 2012

C'était il y a dix ans ! Le 24 août 2002, Aurélien Rougerie était gravement blessé par le talonneur londonien Phil Greening lors d'un match amical entre Clermont et les Wasps au stade Marcel Michelin. Victime d'un violent coup de coude à la carotide, le capitaine de l'équipe de rugby de l'ASM avait subi trois opérations chirurgicales lourdes, l'éloignant des stades durant plusieurs mois. Condamnés par le Tribunal de grande instance de Clermont le 15 novembre 2007, Phil Greening et les Wasps n'avaient jamais honoré leur dette. Cette fois-ci, c'est chose-faite. Aurélien Rougerie a reçu jeudi un chèque de 40.000 euros de dommages et intérêts. La Caisse primaire d'assurance maladie du Puy-de-Dôme a également reçu la somme de 26.000 euros. " Les Wasps ont joué aux petits soldats et bénéficié de la protection de la loi britannique qui accepte mal que des juridictions françaises puissent condamner les sujets de sa majesté", ont précisé Me Gilles-Jean Portejoie et Charles Fribourg, les avocats d'Aurélien Rougerie, qui avait fait saisir la recette des matches des WASPS lors de leur passage en France l'an dernier. "On n'aurait jamais renoncé à l'affaire !" a ajouté Me Portejoie.
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