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6 juin 2011

Combattre la sécheresse grâce aux eaux usées

Peu de Clermontois le savent, mais lorsqu'ils tirent leur chasse d'eau, ils contribuent à l'arrosage de la Limagne noire ! Nulle part ailleurs en France, l'expérience n'a été tentée et pourtant elle fonctionne très bien depuis plus de dix ans au pied des volcans d'Auvegrne. Le principe consiste à utiliser les eaux usées de la station d'épuration de Clermont Communauté pour irriguer 1.500 hectares de terres agricoles. Une cinquantaine d'agriculteurs profitent à plein de ce système, notamment en cette période de sécheresse aigüe.
"Le procédé est simple, assure Christophe Cautier président de l'Association de Limagne noire, chargée de gérer ce système d'irrigation original. Plutôt que de rejeter les eaux usées traitées par la station dans la rivière voisine, celles-ci sont récupérées dans des bassins de lagunage de la sucrerie Bourdon, située juste à côté. Après avoir décanté dans ces bassins pendant plusieurs jours, l'eau est renvoyée dans une soixantaine de kilomètres de canalisation. Grâce à des bouches d'irrigation installées directement sur les parcelles agricoles concernées, les adhérents n'ont plus qu'à se brancher sur ce réseau pour irriguer leurs champs. C'est à la fois écologique et économique !"

"Ce système sauve nos récoltes"

En dix ans, jamais aucun problème sanitaire n'a été signalé. La qualité de l'eau est extrêmement contrôlée, de la sortie de la station d'épuration jusqu'à son arrivée dans le champ et même après au niveau des cultures. "Des analyses sont réalisées tous les 15 jours, poursuit Christophe Cautier. C'est l'équivalent d'une qualité d'eau de baignade."
En tout, huit communes de Limagne sont ainsi irriguées. Pour Patrick Prion, producteur de maïs, de betteraves, de pommes de terre et d'oignons, ce système lui permet d'irriguer une trentaine d'hectares. " Dans ce secteur d'Auvergne, la pluviométrie est toujours faible avec moins de 450 mm d'eau par an. Cette année avec la sécheresse, c'est pire qu'en 2003. L'irrigation nous sauve les récoltes. Elle sécurise aussi l'exploitation et l'économie locale. Si nous n'atteignons pas nos objectifs de rendements, nos clients comme Limagrain et la Sucrerie de Bourdon sont en difficulté. Derrière, il y a des emplois en jeu."
Les agriculteurs adhérents à l'association versent environ 330 € par an et par hectare. Le prix de leur tranquillité.

Légende photo : Les eaux usées de la station d'épuration de Clermont Communauté servent à irriguer une partie de la Limagne (Photo : Ludovic Combe : Horizon Photographie) 
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Les stations auvergnates font le plein
22 février 2012
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Du Lioran au Sancy, partout le même scénario. Grand ciel bleu, belle neige, et pistes noires... de monde ! La saison de ski qui avait si mal débuté en Auvergne en raison de conditions climatiques défavorables, est en train de remonter en flèche, pour le plus grand bonheur des vacanciers de février. " Nous sommes sortis des vacances de Noël avec - 20 % de fréquentation par rapport à l'année précédente. Nous avons rattrapé notre retard dans le courant du mois de janvier et aujourd'hui nous sommes à + 9 % comparé aux chiffres de l'an dernier ", détaille avec régal Hervé Pounau, directeur de la station du Lioran (Cantal), la plus importante du massif Central. Côté hébergement, les professionnels affichent un taux de remplissage de 100 %. "Il faut même aller chercher les chambres d'hôtel en dehors de la station cette semaine", précise la direction du Lioran. Côté Super-Besse et le Mont Dore, dans le Puy-de-Dôme, on a également retrouvé le sourire. A l'image de cette famille, originaire la région bordelaise, en vacances à Super-Besse pour quelques jours. "On n'a plus vraiment envie d'aller dans les grosses stations alpines, qui sont plutôt des usines à ski. Nos enfants sont encore petits. Ils sont mieux ici. C'est plus convivial", assure la maman. Les montagnes auvergnates, moins chères et plus faciles d'accès, jouent à fond la carte des vacances familiales. Parallèlement de plus en plus d'habitants d'Ile-de-France sont séduits par le ski en Auvergne. La région parisienne représente aujourd'hui 30 à 40 % de la clientèle du Lioran en période de vacances. "Nous assistons clairement à une montée en puissance des départements du sud parisien", confirme Luc Stelly, directeur de l'office de tourisme du Sancy. Ils comprennent de plus en plus que notre rapport qualité-prix est imbattable !".  
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Les salariés de Lejaby se livrent
22 février 2012
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Elles ont incarné la lutte contre les délocalisations. Elles sont aussi devenues le symbole du "Made in France" sauvé in extremis. Les ouvrières de Lejaby à Yssingeaux sont aujourd'hui le sujet d'un livre. Les journalistes de La Tribune-Le Progrès de Haute-Loire, qui ont suivi au quotidien la lutte des ouvrières pour défendre leur emploi, publient un ouvrage de 32 pages qui rend hommage à leur détermination. Projetées sur le devant de la scène médiatique et politique bien malgré elles, les petites mains de Lejaby racontent leur combat et témoignent de ce qu'elles ont vécu au cours de ces trois folles semaines d'occupation, où elles sont passées du désespoir à la lumière. De la fermeture de leur usine de sous-vêtements condamnée à produire désormais en Tunisie à bas coût, à la reprise par un moriquinier de luxe auvergnat, travaillant pour le groupe LVMH, le tout sur fond de campagne présidentielle. La totalité des bénéfices du livre, dont la préface est signée Stéphane Hessel, sera reversée aux ouvriers et aux ouvrières des sites Lejaby. En vente au prix de 8 euros depuis le lundi 20 février à Yssingeaux, au Puy-en-Velay et Monistrol-sur-Loire. L’ouvrage est aussi disponible sur le site internet des Editions du Roure, qui offrent les frais de port.  
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EDF et la Région font chauffer la filière bois !
21 février 2012
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Vous rêviez de faire installer une chaudière bois chez vous ? Alors, ceci vous intéresse ! René Souchon, Président de la Région Auvergne et Christian Missirian, Directeur d’EDF Commerce Rhône-Alpes Auvergne ont signé aujourd'hui un partenariat pour promouvoir les solutions de chauffage au bois auprès des particuliers. Derrière cet accord, plusieurs enjeux : des économies d’énergie, le développement de la filière bois et le soutien à l’économie locale. Le partenariat, conclu pour deux ans, nommé, « Développons le bois énergie en Auvergne », est unique en France. L'idée est de convaincre les Auvergnats occupant une maison individuelle, sur l’intérêt du chauffage au bois, une énergie économique, renouvelable et locale. " En effet, le bois permet aux particuliers non seulement de faire des économies sur leurs factures de chauffage, mais également de réduire la production de gaz à effet de serre tout en favorisant le travail des entreprises locales", souligne René Souchon.   750 chaudières Les deux partenaires ont ainsi créé une offre spécifique sur la région pour encourager l’utilisation du bois comme énergie. Elles proposent gratuitement, la mise à disposition de deux tonnes de granulés de bois, à tout particulier faisant installer, par un partenaire Bleu Ciel d’EDF, une chaudière à granulés de bois. Les particuliers mis en relation avec des professionnels qualifiés bénéficieront également de conseils dans le choix de l’installation de leurs équipements (pour le bois : chaudières à granulés, à plaquettes ou à bûches). L’objectif sur la durée de cet accord est de contribuer à l’installation en Auvergne, de 2000 appareils de chauffage au bois, dont 750 chaudières.  
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