Recherche repreneurs de bars, hôtels, restaurants désespérément… Pour la deuxième fois en un an, la Chambre de commerce et d’industrie du Cantal monte à Paris pour une « opération coup de poing ». Elle organise le 31 mars, au Cercle Républicain, une sorte de speed dating intitulée « le cantal vous invite à sa table ». L’objectif : mettre en relation une soixantaine de cédants d’affaires CHR (Cafés, hôtels, restaurants) cantaliens avec des acquéreurs potentiels français ou étrangers.
« Il s’agit d’anticiper les problèmes de transmission qui se posent dans notre département vieillissant, résume le président de la CCI, Bernard Bouniol. Une centaine d’hôteliers et de restaurateurs arrivent à l’âge de la retraite et n’ont toujours pas trouver de repreneur. C’est la disparition pure et simple d’établissements qui est en jeu. On ne peut pas se le permettre. 15 % du PIB du Cantal repose sur le tourisme. Nous devons sauver nos commerces ».
De 20.000 € à 2M€
Pour les cédants potentiels, comme Laurent Delteil, propriétaire de « l’Auberge du bout du monde », au pied du Puy Mary, cette opération est « l’occasion de trouver un repreneur sérieux ». « Je vends une affaire qui est dans la famille depuis 1870 et qui marche très bien, dans un secteur touristique en plein expansion, explique-t-il. Pas question pour moi de brader mon Auberge, mais elle est évaluée à 600.000 €. Tout le monde ne peut pas se payer un commerce comme celui-ci ! ». Pour Alain de Cock et sa femme (voir photo) propriétaires de l’unique quatre étoiles du Cantal, qui s’apprêtent à partir à la retraite, « cette opération est une excellente idée. Elle va nous permettre de trouver plus facilement des acquéreurs potentiels. Sinon les démarches sont plus longues et plus aléatoires. »
Au total, une soixantaine de CHR sont au catalogue, estimés entre 20.000 € et 2 millions d’euros. « Il est très difficile de trouver des repreneurs dans le Cantal, poursuit le président de la CCI. D’ailleurs depuis une dizaine d’années, la plupart des établissements cédés, l’ont été à des personnes extérieures au département, voire étrangères, comme des Anglais ».
Pour la CCI d’Aurillac, il ne s’agit pas d’une première. En 2008 déjà, elle était partie à la recherche de cadres supérieurs pour ses entreprises. Une fois de plus le Cantal monte à la capitale pour tenter de colmater les brèches de son économie.
Le Cantal vous invite à sa table, le 31 mars
Au Cercle Républicain, 5 avenue de l’Opéra
Renseignements :
http://www.cantal.cci.fr
Le 30 mars 2010
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La Nuit des musées : c'est pour samedi !
17 mai 2012

De Clermont à Cusset, de Moulins à Vichy, d'Aurillac au Puy-en-Velay ... Impossible d'échapper à la huitième édition de la Nuit des musées. L'Auvergne s'apprête à célébrer cet événement avec pléthore d'idées de sortie
Créée en 2005, la Nuit européenne des musées attire chaque année un public de plus en plus nombreux et mobilise un nombre toujours plus important de musées. Ce sont près de 3000 musées tous domaines représentés qui sont associés à cet événement dans une quarantaine de pays européens. La Ville de Clermont-Ferrand s’associe activement à cette manifestation permettant de découvrir la richesse et la diversité de ses musées.
L’événement débutera à partir de 19h au musée d’art Roger-Quilliot qui fermera ses portes à 23h. Le musée Bargoin et le musée Lecoq accueilleront le public de 20h à minuit. Au musée Lecoq, la visite sera rythmée par des concerts impromptus, des sons réinventés captés dans le milieu naturel. Le musée Bargoin n'est pas en reste. dans le cadre de la préparation du Festival International des Textiles Extra ordinaires et de l’exposition Les Métamorphoses, tricoteurs et tricoteuses commenceront à réaliser les pièces destinées à habiller les colonnes de la façade du musée en septembre prochain pour les Journées du patrimoine !
Pour savoir ce qui se passe près de chez vous consultez le programme sur http://nuitdesmusees.culture.fr
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L'ASM se met à la cryothérapie
16 mai 2012

Clermont en demi-finale ? C’est presque devenu "banal" depuis l’arrivée de Cotter aux commandes. Le technicien néo-zélandais s’apprête à disputer sa sixième demi-finale d’affilée ! Un carton plein qui explique la totale quiétude qui prévaut à trois semaines la demi-finale.
Un moment envisagé, la tenue d’un stage en extérieur a vite été abandonnée. « On est très bien ici », avance David Skrela, le seul dont la présence est encore incertaine depuis sa grosse béquille reçue en Coupe d’Europe. La H Cup, justement, les Auvergnats l’ont oubliée. « On est passés à autre chose. Maintenant, on veut le titre de champion de France », cible Wesley Fofana, étincelant (deux essais à la clé) le week-end dernier face à Brive (57-14).
Pour rééditer sa performance de 2010, Clermont pourra compter sur le retour de son pilier international, Thomas Domingo, qui a joué une heure face aux Corréziens. Un atout énorme de plus dans la manche de Cotter qui récupère aussi Bonnaire, Byrne, Hines. Que du lourd. Toute l’équipe a débuté depuis mardi, et pour quinze jours, un entraînement pas banal, à raison de deux séances de cryothérapie par jour ! Un plongeon dans l’azote liquide à – 130 ° qui doit effacer les toxines et fatigues d’une longue saison. Objectif : être au top début juin.
Pour réussir, Clermont n’a pas lésiné sur les moyens. Aller en Pologne, comme la plupart des équipes ? Trop compliqué. L’ASM a fait venir la seule unité mobile de ce type disponible en France. C’est en passant deux fois trois minutes par jour dans un gros camion stationné au stade Michelin que Clermont espère rouler vers son second Brennus !
Photo : Rougerie dans le bain de la cryothérapie avant le grand bain de la demi-finale ! (Crédit : ASM)
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Opération vérité pour les catholiques de l'Allier
15 mai 2012

500.000 € de déficit en 2015, diminution des fidèles de 40% à 50% dans les quinze ans à venir, et seulement 2,2% de la population qui fréquente l'Eglise... Ce n'est pas un scénario catastrophe mais bien la réalité ordinaire du diocèse de Moulins (Allier) qui vient de publier les résultats alarmants d'une enquête exceptionnelle réalisée les 1er et 2 octobre 2011 lors des 92 messes du diocèse.
Derrière cette démarche unique en France (seul le diocèse de Cambrai a également réclamé un audit mais selon des modalités différentes), la volonté de Mgr Pascal Roland, évêque de Moulins, confronté quotidiennement à la désaffection des églises de son territoire et à des problèmes financiers. " Il y avait des choses dont on avait l'intuition, précise le prêtre Michel Saint-Gérand, délégué épiscopal et chargé de la communication du diocèse. Nous ne bouclons plus notre exercice depuis déjà plusieurs années. Et ce qui se passe chez nous est à l'image de ce qui se passe dans le reste du département. Le renouvellement de l'église vit une rupture dans la transmission. C'est un défi qui interpelle !".
"Mis face à notre réalité"
Selon les résultats de cette enquête, 71% des fidèles sont des femmes, 60% ont plus de 60 ans et l'absence d'ordination des prêtres devrait conduire à une chute vertigineuse de leur nombre dans les années à venir (il ne serait bientôt plus qu'une quinzaine seulement). "Nous sommes mis face à notre réalité, poursuit de porte-parole du diocèse. Nous avons des capacités à nous redresser, notamment en fonctionnant autrement. Il faut aussi retourner au contact des populations."
Ainsi, dans les quartiers de Montluçon, le diocèse a déjà mis en place des "éveilleurs et animateurs de quartiers populaires". Un titre donné à des "catholiques pratiquants de base", chargés de prêcher la bonne parole et de reconquérir les fidèles égarés en leur proposant des cours d'alphabétisation, des animations de quartier, et autre une prise en charge des jeunes par les JOC.
Suite à cette consultation, l'évêque de Moulins a également demandé une équipe prospective "d'étudier toute sorte d'hypothèses et faire des propositions". Elle devra remettre ses conclusions en juillet. Celles-ci seront suivies d'un débat au sein du diocèse, "qui permettra de dégager des pistes de travail" sur du long terme. "Ca change l'eau du bain ! sourit le délégué épiscopal. C'est une bouffée d'air frais, même si on sait qu'on ne reviendra jamais en arrière".
Extraits de la lettre de Monseigneur Roland, Évêque de Moulins, lue aux fidèles du diocèse :
"Provoquer un renouveau radical"
"Les 1er et 2 octobre 2011, aux 92 messes du week-end, vous avez répondu massivement à un questionnaire portant sur les caractéristiques démographiques des fidèles du diocèse. (...)
Le 13 janvier 2012, les prêtres, les diacres et plusieurs conseils diocésains ont été informés dans le détail des résultats donnés ici de façon succincte (...) Nous manifestons une attitude responsable en regardant de manière précise ce qui serait susceptible d’arriver si nous poursuivions notre route de manière insouciante. La projection théorique qui a été décrite a pour but de nous faire réagir collectivement et de nous provoquer à un renouveau radical. Aussi, sans attendre, et devant le sérieux et l’urgence de la situation, j’ai décidé de constituer immédiatement une équipe chargée de me présenter le 1er juillet 2012 au plus tard différentes possibilités d’évolution pour le diocèse, en tenant compte des orientations déjà engagées (...).
Notre avenir n’est pas uniquement lié à des questions démographiques et économiques, mais il convient de les prendre en compte. Il y a maintenant des choix pastoraux à accentuer ou à opérer sans tarder (...) A l’automne, je choisirai et mettrai en oeuvre les recommandations qui me seront faites. Je sais que ces réformes seront difficiles et douloureuses. A mes yeux, elles sont la condition indispensable pour donner un avenir à la vie de notre diocèse. Je tenais à vous dire la vérité, compte tenu de ces analyses (...).
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